Quand les coupables deviennent victimes

Quand les coupables deviennent victimes
Certes le système judiciaire n'est pas infaillible, certes les prisons ne sont pas un club de vacances mais de là à dire et à entendre "courage" ou "dédicace" à tous ceux qui sont en prison, ou bien "brûlons les prisons"... Sauf les victimes d'erreur judiciaire, et loin de tout manichéisme, si des personnes sont en prison c'est qu'elles l'ont mérité. Un tueur ou un violeur mérite-t-il que l'on s'apitoie sur son sort? Mon exemple est certes le plus frappant, car il existe un tas de délits mineurs. Mais cela montre qu'il ne faut pas englober tous le monde dans le même panier. Les prisonniers y sont pour purger leur peine et pour payer leur dette. A leur sortie, ils se seront rachetés. Même si, pour moi, un tueur (intentionnel) ou un violeur n'aura que partiellement payé sa dette, eut égard à la détresse des familles des victimes.

Voici donc un petit éventail des victimes qui s'approprient un fléau de la société pour s'y abriter ou de victimes qui s'inventent ou que les autres créent. Mais vous en connaissez sûrement d'autres et vos idées seront les bienvenues.
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# Posté le jeudi 11 juin 2009 04:37

A ton image

A ton image
En France, tout individu a un droit à l'image. La diffusion d'une photo ou d'un reportage dans lequel une personne apparaît, ne serait-ce que furtivement, doit être soumise à son accord, tout cela selon le principe de protection de la vie privée. Ainsi, une personne qui se verrait en photo dans un magazine ou un reportage à son insu peut porter plainte et bien souvent remporter comme dédommagement... de l'argent... Des euros pour faire des heureux, la monnaie fait le bonheur? Elle soulage toutefois certaines "peines", ou plutôt les achète. A l'heure où tout le monde veut son quart d'heure de célébrité, où beaucoup étalent leurs vies sur Internet, où d'autres sont prêts à se ridiculiser à la télévision pour montrer qu'ils existent, cette "violation" de l'image apparaît comme une belle hypocrisie. Et de toute façon, à quoi cela sert-il si ce n'est à des fins vénales? Car imaginons une personne photographiée dans un magazine quelconque... Elle sera oubliée dès la page tournée, si toutefois elle a été remarquée...

# Posté le lundi 18 mai 2009 14:44

Le respect, ça change la vie

Le respect, ça change la vie
Tout doit être respecté de nos jours. Chacun réclame le droit au respect de sa personne. Mais le respect n'est-il pas aussi de dire le mauvais côté des choses aux autres? Respecter quelqu'un c'est lui dire la vérité. La fin de toute discrimination cessera lorsque le respect s'imposera. C'est-à-dire lorsque l'on parlera sans tabous sur les autres mais aussi aux personnes concernées. Dépasser le politiquement correct, ne pas masquer les défauts sous peine de décrire la personne de manière voilée. Ce n'est pas rendre service à la cause que l'on est censé plaider. C'est ainsi qu'il ne faut pas considérer les handicapés ou les personnes subissant le racisme et la discrimination comme des éternelles victimes. Elles-mêmes se considèrent-elles comme telles? J'en doute fortement. Une personne noire ou blanche par exemple peut être victime du racisme, mais pas à longueur de journée et peut très bien être cadre ou ingénieur. Sa vie professionnelle est alors réussie. Il ne faut pas enfermer les personnes dans des catégories. Ainsi, le racisme ou les autres discriminations s'arrêteront lorsque dans les esprits un blanc pourra dire à un noir, ou l'inverse : "sale con". Ceci sans le moindre sous entendu. Le racisme s'arrêtera lorsqu'une personne dira le plus simplement du monde à une autre de couleur différente qu'elle ne l'aime pas, non pas à cause de sa couleur de peau, mais à cause de sa personnalité et de son caractère. La personne le disant ne devant pas se dire "je vais passer pour un raciste si je dis cela" et la personne recevant ce manque de sympathie ne se disant pas "il ne m'aime pas, il est donc raciste". Le respect passe par le décloisonnement des mentalités et des non dits.

# Posté le mardi 28 avril 2009 13:46

La mémoire dans la peau

La mémoire dans la peau
Trois, quatre, cinq générations les séparent de leurs ancêtres injustement opprimés. L'esclavage est l'exploitation d'un homme par un autre. C'est une ignominie, une infamie. Cette dérive de l'Humanité est parfaitement irrémissible. C'est pourquoi, il ne faut pas en profiter ou en abuser : des descendants actuels ne sont pas plus des victimes que les descendants d'esclavagistes sont des coupables. Plus de 150 ans se sont écoulés, certes il faut exposer ce qu'était l'esclavage, mais il n'y a plus de victimes de ce système.
D'une manière générale, tout événement ou fait historique peut faire l'objet d'une commémoration dont les médias sont friands. Il existe aussi une concurrence des mémoires : chacun veut avoir souffert davantage que l'autre... Et puis ce sont les ancêtres les victimes et non ceux qui revendiquent ce droit à une reconnaissance. Il convient bien sûr de ne pas oublier les atrocités perpétrées aux cours de l'Histoire pour ne pas qu'elles se reproduisent mais ce n'est pas en se chamaillant pour avoir la plus grosse part de souffrance que cela aboutira. Cela aura pour effet de créer des tensions, d'attiser ou de raviver des haines jadis enterrées. Et puis, au cours de l'Histoire, chaque peuple peut avoir été à la fois victime et bourreau. Il ne faut pas sélectionner son Histoire, des nuances s'imposent et aussi parvenir à s'extirper de tout manichéisme.
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# Posté le mercredi 15 avril 2009 14:14

"Plus on plaint les gens, plus ils se croient à plaindre" Charlotte Savary

"Plus on plaint les gens, plus ils se croient à plaindre" Charlotte Savary
Mes chers concitoyens (et lecteurs), voici une nouvelle qui n'apparaît pas dans les conversations politiquement correctes mais dont il faut connaître l'existence : le prophète Jérémie est de retour. Non, non, ce n'est pas une hypothétique et improbable résurrection, un retour d'entre les morts.
Il peut être partout, dans notre entourage, dans nos connaissances. Chacun peut en posséder un, il n'est pas unique. Pire, il est probable qu'on le soit sans s'en rendre compte. Mais plus que de le voir, on l'entend...
Voici venu le temps de la "victimite aigue", un mal contemporain : une manie de se plaindre et de se faire plaindre, de produire des jérémiades à tout-va. Ce sont des personnes manifestant un besoin de reconnaissance, portant sur leur dos le fardeau de toute une génération ou de toute une "catégorie" de population, voire l'Histoire de tout un peuple. Voici la mode du "tous victimes", voilà le temps où manifester son malheur réel ou hypothétique est devenu monnaie courante.
Ici, je pointe du doigt ceux qui s'inventent une image de victime ou qualifie de victimes leurs concitoyens et les enferment ainsi dans ce rôle, ou bien encore ceux qui utilisent un miroir grossissant sur les maux actuels. Un petit inventaire s'impose. Découvrez alors les quatre exemples que j'ai pu trouver...

# Posté le jeudi 26 mars 2009 17:20