Mes chers concitoyens (et lecteurs), voici une nouvelle qui n'apparaît pas dans les conversations politiquement correctes mais dont il faut connaître l'existence : le prophète Jérémie est de retour. Non, non, ce n'est pas une hypothétique et improbable résurrection, un retour d'entre les morts.
Il peut être partout, dans notre entourage, dans nos connaissances. Chacun peut en posséder un, il n'est pas unique. Pire, il est probable qu'on le soit sans s'en rendre compte. Mais plus que de le voir, on l'entend...
Voici venu le temps de la "victimite aigue", un mal contemporain : une manie de se plaindre et de se faire plaindre, de produire des jérémiades à tout-va. Ce sont des personnes manifestant un besoin de reconnaissance, portant sur leur dos le fardeau de toute une génération ou de toute une "catégorie" de population, voire l'Histoire de tout un peuple. Voici la mode du "tous victimes", voilà le temps où manifester son malheur réel ou hypothétique est devenu monnaie courante.
Ici, je pointe du doigt ceux qui s'inventent une image de victime ou qualifie de victimes leurs concitoyens et les enferment ainsi dans ce rôle, ou bien encore ceux qui utilisent un miroir grossissant sur les maux actuels. Un petit inventaire s'impose. Découvrez alors les quatre exemples que j'ai pu trouver...